Arts d'Afrique

Des créations culturelles diversifiées et de qualité
Le Ghana a su allier la tradition et la modernité, se servir du passé pour nourrir le présent, les chefferies traditionnelles et un régime démocratique moderne. Il en est de même avec la production culturelle du pays. Où le Kenté et les tissus traditionnels adinkra fréquentent la fashion week d'Accra. Et Le high life traditionnel revient au goût du jour et joue à tu et à toi avec l'azonto débridé. Deux musiques parties à la conquête du monde. 

 

Les artistes et productions culturelles du Ghana occupent une place de choix sur la scène internationale et il y a de quoi !

Kente et tissus Adinkra
La contribution culturelle traditionnelle, peut être la plus connue du Ghana est le tissu Kente, appelé aussi Kita, qui est célèbre pour ses chatoiements de couleurs et son symbolisme. Le tissu Kente est fabriqué par des tisserands très expérimentés. Les principaux centres de tissage se trouvant dans la région Ashanti autour de Kumasi. Il en existe aussi dans la Volta région. Il est facile d'y voir de nombreux artisans lançant leurs navettes de droite à gauche fabriquer de longues bandes de tissu Kente. Ces bandes sont ensuite cousues les unes aux autres pour fabriquer les grands boubous portés par les ghanéens (surtout les chefs) lors de grandes cérémonies. Les couleurs et les motifs sont soigneusement choisis pas les tisserands et leurs clients. Chaque symbole du tissu Kente a une signification culturelle.

 

 Le Kente est l'un des symboles des chefs qui restent puissants spécialement dans le sud et le centre du pays, particulièrement dans la zone Akan. Le chef Ashanti appelé Asantehene, est sûrement la personne la plus respectée du centre du pays. 

Comme tous les chefs akans ghanéens, il porte du Kente très coloré, des bijous en or, des amulettes et ne sort que protégés par des ombrelles traditionnelles très décorées. Le symbole Ashanti le plus sacré reste le Tabouret d'or (The Golden Stool), un petit trône en or dans lequel réside l'âme du peuple Ashanti. Il est conservé à l'abri à Kumasi, la capitale culturelle Ashanti et le siège du palais de l'Asantehene.

La légende du Kente, à l'origine une araignée
Selon une légende ashanti, deux amis qui étaient partis dans la forêt à la recherche de gibier auraient surpris une araignée géante (la fameuse Anansé) en train de tisser sa toile.  

De retour au village, ils ont imité l’animal pour confectionner une étoffe. C’est comme cela, selon la légende, que serait né le premier kente qui fut offert au roi . Celui-ci émerveillé par la beauté du présent, a illico élevé les tisserands au rang de la royauté. Ils devinrent les costumiers attitrés du Roi, de manière exclusive. Les étoffes tissées pour le roi étaient uniques et qui s'aventurait à les imiter était châtié.

Cette légende démontre la valeur accordée au Kenté par les rois et la noblesse Akan. Le kente ou Kita singularise donc la noblesse Akan et permet de l’identifier. Signe du pouvoir, il est aussi l’habit officielle de la noblesse pour les grandes cérémonies. Cependant, le kente est loin d’être un simple tissu. C’est un langage, un véritable code de conduite. Cette écriture est lisible au travers des couleurs, des motifs et des animaux (dessinés ou sculptés sur les accessoires tels que les cannes de cérémonie).

Symbolique des couleurs du Kente
Les couleurs ont des significations particulières et transmettent des messages. « Le pagne parle plus que la bouche » en est une expression-illustration.
-Le blanc est la couleur de la pureté, de l’innocence, de la spiritualité et de la paix (psychique, collective et intérieure). Minoritaire, parfois en filigrane dans le kente, le blanc rappelle le caractère sacré et divin.
-Le jaune Couleur de l’or, le jaune symbolise l’opulence, la richesse dans toutes ses expressions (financière, spirituelle, intellectuelle etc) . Le jaune est associé à la générosité de la terre. Cette couleur est fortement présente dans le kente parce que le roi qui l’arbore au moment des manifestations publiques, incarne toutes les vertus. L’or et le jaune lumineux tels des rayons de soleil rappellent également la divinité bienfaitrice.
-Le noir est la couleur du deuil et de l’obscurité, du mal mais aussi du secret et du mystère. Le noir est surtout utilisé dans les cérémonies initiatiques et purificatrices. Le noir est à la fois le symbole de l’occultisme et du savoir caché. Il représente une couleur ambivalente entre obscurantisme et élévation spirituelle. Puisqu'il combine négativité et positivité, le noir est à la fois craint et vénéré. Sa présence discrète dans le kente rappelle que les nobles sont avant tout les gardiens du trône.
-Le vert est le symbole de la vie, de la croissance et de l’harmonie. Le vert rappelle la forêt, les feuillages des arbres, la naissance et la jeunesse. Le vert ramène également à la prudence et à l’humanisme. Associé au bleu et au jaune, il complète la signification des tenues d’apparat exprimant que la richesse et la noblesse repose sur l’humilité, l’humanisme et l’équilibre.
-Le bleu évoque les vastes espaces que sont le ciel et la mer. Il symbolise l’élévation, la communion mais aussi l’humilité, la retenue la patience et la sagesse. Le roi et tous les nobles ont une parfaite maîtrise de leur milieu et de leur environnement, il ne faut pas l'oublier ! . Le bleu est souvent associer au jaune, au blanc et au rouge pour exprimer que la richesse et la puissance reposent sur la spiritualité qui procure la tranquillité et l’équilibre et constitue un gage de la stabilité pour les pouvoirs.
A la symbolique des couleurs, il convient d'associer celles des formes et motifs géométriques. Il en existe 5, carré, triangle, losange, cercle et croix.

Symbolique des formes
-Le carré est le symbole de la terre et du cosmos, ses quatre côtés représentent la jonction et l’union de ces deux entités. Il est associé à la féminité, car la femme, au delà de sa vie (naissance-existence-mort-élévation) donne la vie (création-procréation). Cette figure est très présente dans le kente pour rappeler que la société Akan est matrilinéaire.
-Le triangle représente avec ses trois côtés la vie. La base symbolise la naissance (l’émergence au monde) et l’existence (la réalisation de soi et de sa destinée).Le sommet quant à lui symbolise à la fois la mort (physique) et l’élévation spirituelle. Les trois côtés du triangle sont aussi assimilés à la famille. 

C’est le principe masculin et le principe féminin qui s’unissent pour donner un troisième principe à l'instar du père et la mère qui donnent naissance à l’enfant ou encore comme l’intellect et le cœur donnent naissance à la volonté. En somme, le triangle, c’est la complétude simple. Il représente la vie de l’homme.
-Le losange est composé de deux triangles juxtaposés reposant chacun sur la base de l’autre, l’un à l’endroit et l’autre à l’envers, cette figure se retrouve dans beaucoup de kente portés par les rois et chefs pendant les grandes cérémonies. C’est le signe de la dualité existentielle du monarque (ou du chef), de son existence en tant qu’humain représentée par un triangle (celui du haut) et de celle en tant que chef (triangle du bas).Ces deux triangles ont des bases ouvertes, ce qui signifie que le destin de l’homme et celui du chef sont liés. Tous ses actes en tant qu’homme et chef concourent à son prestige et à celui de l’institution royale.
-Le cercle Cette figure géométrique représente l’infini. Le cercle fermé n’a ni fin ni début. Il est assimilé au pouvoir en tant que concept de l'infini, qui transcende le temps. Tout comme la royauté intemporelle et dont les origines se perdent souvent dans la nuit des temps. Le cercle plein représente l’univers, la société, la communauté des hommes. Cette figure d’essence divine se retrouve dans presque tous les kente portés pendant l’intronisation d’un roi pour rappeler sa divinité au peuple.
-La croix De façon universelle, la croix ramène au mouvement de l’eau et du feu mais surtout aux quatre points cardinaux. Quand on étend les bras, c’est une croix qui symbolise la force vitale, le souffle de vie, le repère existentiel. On retrouve la croix sous plusieurs formes dans les kente mais aussi dans un autre pagne akan, l’adinkra.
Le kente aujourd’hui démocratisé peut être lu comme un livre d'anthropologie. Il permet de saisir la conception philosophique, politique et sociale de la société Akan.

Les tissus et symboles adinkra
Les symboles Adinkra ont été développés par le peuple Ashanti, leur origine pouvant être retracée jusqu'au 17e siècle.

 "Adinkra" vient de "di nkra" qui signifie se séparer, se quitter d'où son surnom de pagne de deuil.

Les symboles Adinkra ont été utilisés principalement dans l'impression de tissus portés à l'occasion de cérémonies officielles, notamment lors de funérailles, les symboles représentant alors une qualité, attitude ou valeur attachée au défunt.

 Le tissu adinkra est un tissu funéraire qui serait originaire de Côte d'Ivoire. Il s'est répandu dans le groupe akan.

Cette technique serait semble-t-il à l'origine des seuls imprimés d'Afrique de l'Ouest. La fabrication et l'usage de ce tissu est, originellement, particulière aux ethnies Abron et Agni du groupe Akan de Côte d'ivoire et du Ghana. 

Son utilisation est principalement funéraire. C'est peut être pourquoi ce tissu n'a pas connu le développement commercial et touristique d'autres étoffes africaines. 

L'adinkra est une toile ou un basin de couleur ocre, bordeaux ou bleu nuit découpée en lais et recousue en y insérant des bandes tissées ou des broderies. Des lignes parallèles noires sont peinte à l'aide d'un peigne et des motifs symboliques avec des tampons sculptés en bois. 
L'adinkra est parfois utilisé pour des mariages ou des baptêmes. Il sera alors de couleur plus claire. La matière utilisée pour imprimer les motifs est obtenue à partir d'écorce de palétuvier et de scorie de fer.
Aujourd'hui on trouve les symboles adinkra dans la vie de tous les jours, comme logo sur des chaises, en décoration sur les murs. Ils demeurent l'expression vivante d'une philosophie et d'un système de valeurs qui met l'accent sur les origines communes, l' interdépendance et la solidarité.
A chaque symbole correspond une expression unique qui peut être un proverbe, un fait historique, une attitude et/ou qualité humaine ou animale, une plante, des formes d'objets animés ou inanimés, leur signification et motifs appartenant aux domaines de l'esthétique, de l'éthique, des relations humaines et de concepts spirituels.

L’écorce de Lannea barteri fournit la teinture qui est utilisée en Côte d’Ivoire, au Mali, au Burkina Faso et au Ghana. Sa couleur brun-rouge-orangé est associée au sang et à la guerre ainsi qu’au deuil. Au Ghana, la teinture appelée en akan “kuntunkuni” ou “kobewu” fournit la couleur symbolique rouge foncé à brun-rouge des vêtements “adinkra”.

Nous avons adopté un de ces symboles pour Ezile Bay, il s'agit d'Aya.

AYA
La fougère
Aya est le symbole de l'endurance et de l'ingéniosité. La fougère est une plante rustique qui peut pousser dans des endroits incongrus voire difficiles. Elle signifie la persévérance même dans l'adversité. Ce symbole renvoie aux notions d'intrépidité et de courage. Il évoque la capacité d'endurance manifestée même dans des circonstances peu favorables. Les influences se font plus rares vers le haut, ce qui signifie que les difficultés finissent par diminuer quand on progresse sans détours sur un chemin où l'on s'est résolument engagé... Aya nous a plu par ses significations et son symbolisme fort. Son design nous a séduit aussi, ses rondeurs rappelant celle de la baie d'Ezile et aussi les vagues et les nombreux palmiers à huile que nous avons sur le terrain. Qui plus est les fougères poussent dans les palmiers... Aya nous a semblé parfaite pour Ezile bay !

   

Les sculpteurs ghanéens sont principalement connus pour trois objets. Les poupées de la fécondité, les tabourets ou stools et enfin les peignes.

Les poupées de la fécondité ou Akwaba

Parmis les autres productions artistiques traditionnelles, les poupées de fécondité. Il en existe de multiples. Elles sont aussi appelées poupées ashanti ou Akwaba (ou Akua ba). 

Elles représentent de manière très stylisée les formes du corps féminin. La composition de ces statuettes est quasi toujours la même : une tête en forme de disque surmonte un long cou et un corps schématique de forme cylindrique avec des seins saillants. Deux prolongements horizontaux, plus ou moins coniques, figurent les bras. Elles sont souvent ornées de perles.

Poupées réputées pour favoriser la fertilité des femmes elles sont portées dans le dos par les jeunes filles avant le mariage. Il s’agit de poupées, ou plus précisément, d’effigies sacrées, qui figurent la beauté féminine. Elles sont sculptées avec un très grand soin, parées d’ornement et même parfois habillées.

Les Akwaba des Ashanti et des Fante accompagnent la grossesse jusqu’à son terme. Les femmes enceintes les portent sur le dos, enroulées dans leur vêtement. Leur fonction est également de favoriser la naissance d’un bel enfant qui aura les qualités esthétiques de la statuette : une belle tête, un long cou.

Les poupées Fanti (ou Fanté) de la côte sud du Ghana sont différentes. La tête de la poupée est rectangulaire.
Les Akwaba sont des effigies féminines, les femmes Akan étant particulièrement désireuses d’avoir une fille pour assurer la descendance familiale car n'oublions pas que le lignage est matrilinéaire.

 

 

Les tabourets ou stools
Les ghanéens, notamment les asanti, sont réputés pour leur tabourets cérémoniels ou stools. Pas de chef sans stool ! Ces tabourets ont une assise recourbée placée au dessus d'un pied. La forme des tabourets peuvent évoquer un proverbe local ou un symbole de sagesse. Ils sont généralement réalisés pour un chef lors de son intronisation. Ils sont souvent recouverts de feuilles de cuivre et décorés de clous et perles, parfois de coquillage tels que les cauris. Il existe des tabourets pour femmes et hommes. Il arrive quelque fois que le tabouret soit recouvert de feuille d'argent (pour les Queen Mothers) et posé sur un peau de mouton, symbole de paix.
Dans la vision sociale des Akan, le siège est très important. La première chose qu’un père fait pour son enfant, est de lui faire faire un siège quand il commence à s’asseoir. Dans le rite de puberté, la jeune fille est mise sur un siège. Un dicton dit qu’il n’y a pas de secret entre un individu et son siège, car l’on croit que son esprit imprègne son siège et que cela persiste même après son décès.

La coutume akan veut que quiconque entre dans une habitation reçoive un siège pour s’asseoir. Les habitations ont des sièges réservés aux visiteurs et aux étrangers. Par contre chaque habitant permanent de la maison a un siège propre, individuel sur lequel nul autre que lui n’a le droit de s’asseoir. C’est un acte de provocation que de s’asseoir sur le siège personnel d’autrui.

 

Depuis le début de son histoire, la nation Ashanti a amassé une fortune considérable grâce au contrôle des mines d'or. Parmi les objets les plus précieux, le siège en or , symbole du pouvoir royal et de l'unité du peuple, un objet si sacré qu'il n'est montré en public que quatre fois par siècle. Le roi régnant tient son autorité du siège- mère, c'est à dire celui du fondateur du royaume.

 

 La remise du siège est un acte juridique et institutionnel important qui matérialise l'intronisation du roi, les ghanéens parlent « d'enstoolement »

Un dicton Akan dit " le roi meurt , le siège ne meurt pas" ou "la où le siège n'est pas, le roi ne peut être"

Le siège comme a donc des fonctions multiples. Il est aussi bien le fondement du pouvoir politique, mais aussi confère un pouvoir spirituel lié au culte des ancêtres. Le siège d’or de l’Asante est avant tout celui des Oyôkô de Kumase, il est devenu celui de leur royaume, puis du peuple et de la nation asante. C’est après la mort du roi que son siège est consacré, noirci par le sang du rituel qui en fait un objet sacré, réceptacle de son esprit. Le rituel du siège consiste à donner à manger et à boire à ce réceptacle des mânes ancestraux. Le siège reçoit le sang des poulets et moutons immolés, et le fufu d’igname (purée d’igname). Il reçoit des libations et il lui est donné un bain rituel dans un cours d’eau. Le siège devient alors un siège noir (Bia Bilé, Akonua Tumtum). Le siège d’or de l’Asante est avant tout celui des Oyôkô de Kumase, il est devenu celui de leur royaume, puis du peuple et de la nation asante. Les sièges consacrés (les sièges noirs) sont entreposés dans une case et le village qui abrite cette case est déclaré Capitale du Royaume . 

Mais comme pour le Kente, le tabouret (stool) n'est pas réservé aux chefs. C'est l'un des premiers cadeau que faisait autrefois un père (généralement d'une grande famille à son enfant) ou bien encore que le fiancé faisait à sa promise afin qu'elle lui reste fidèle. Lors des rituels de la puberté, les jeunes filles sont assises sur un tabouret, créé pour elles. Outre sa fonction utilitaire évidente, le stool est surtout emprunt de symbolisme fort. Le pied du stool est sculpté. Chacun apporte un soin et sens particuliers à ces sculptures. Ainsi un homme voulant exprimer la paix pourra y faire figurer un œuf, pas d'angle coupant, de début, de fin... Il pourra aussi démontré que le propriétaire de ce stool est patient, attentionné et prudent car sans ces trois qualités, l'oeuf se brise ! Et comme le dit si bien un proverbe akan :
Tumi te se kosua, wosu me den a, epae
na woansoe mu yie nso a,
effiri won sa bo famu ma epae,

Le pouvoir est fragile comme un œuf, Quand on le tient trop fermement, il casse, Quand on le tient trop mollement, il tombe.

Les peignes
Les coiffures élaborées portées par les femmes akan ont engendré une importante production de peignes en bois qui étaient souvent offerts par les maris et/ou les pères.

 Ils sont généralement sculptés avec des saynètes illustrant l'occasion à laquelle ils sont offerts. Les peignes faisaient partis des dons symboliques que recevait la jeune épouse pendant les rites de mariage. Les femmes en possédaient une collection reçus en célébration de ses rites de nubilité, de son mariage ou de la naissance de ses enfants.


 Ils présentaient des motifs et formes diverses.

Les motifs pouvaient être traditionnels tel que le célèbre Sankofa

 ou des motifs plus modernes, un drapeau, un camion, un bateau parfois un nom (celui du sculpteur, du donateur, de la jeune femme). Ce nom pouvait s'accompagner d'une date, d'un proverbe ou d'une prière. Certains étaient des messages entre le jeune homme offrant le peigne (Meware wo, je tépouserai ou bien encore Megye wo adom dom, je souhaite que tu deviennes la mère de nombreux enfants).

 

 

 A travers ces objets, la féminité et le pouvoir de la femme et de la mère s'affichaient, comme dans l'usage des perles.

 

Les perles
Les perles de verre furent importées en Afrique orientale et australe comme monnaie d'échange dès 300 ans avant notre ère. Selon l'époque, les principales sources d'approvisionnement étaient l'Égypte, l'Inde, le Moyen-Orient et l'Europe.

 Les caravanes de marchands arabes les apportaient à l'intérieur depuis la côte de l'océan Indien. Les perles et verroterie appelées aussi trade beads fabriquées à Venise puis Murano furent également utilisées comme monnaies d'échange dans les pays d'Afrique. Les perles de Murano appelées aussi Millefiori sont très recherchées.Depuis le XVIIe siècle, la fabrication des perles de verre en Afrique subsaharienne s'est concentrée dans les états actuels du Niger, du Nigeria et du Ghana . Cette tradition demeure intacte et, aujourd'hui, les Bida du Nigeria et les Krobo du Ghana sont parmi les plus importants fabricants de verre d'Afrique.

Le Ghana produit toujours des perles en pâte de verre appelées krobo. Les Krobo comptent parmi les fabricants de perles les plus anciens et les plus réputés car beaucoup de perles sont fabriquées, selon des traditions ancestrales, au Ghana.
Lorsque vous demandez aux Ghanéens d'où viennent les perles, ils vous répondent : de la volonté de la terre ...
Pour comprendre le goût des perles par les peuples africains, il faut savoir qu'elles servent à illustrer et représenter la richesse et le statut social. Elles donnent des indications sur la classe d'âge, le statut, la situation sociale. Elles véhiculent toutes sortes de valeurs culturelles. La perle de verre est un matériau parmi d'autres : les graines, les coquillages (cauris), os, ivoire, dents, pierres (granit, amazonite, cornaline, agathe etc.), ambre, corails, bronze, argent, or, etc.
Comme partout, la parure est un code. Chaque type de perle porte un nom et a sa signification : les bleues : la tendresse, les jaunes : la maturité et la prospérité, les blanches : la pureté et la virginité. Certaines perles servent à la prophylaxie ou au traitement des maladies, ainsi qu'à la protection contre les morsures de serpent, les sorciers, les mauvais esprits et d'une façon générale, contre le mauvais œil. Les femmes se les transmettent en héritage.

Tout au long de la vie
Dès la naissance, lors des cérémonies du baptême qui ont lieu 7 jours après la naissance (le prénom de l'enfant lui sera attribué à ce moment là, pas avant), l'enfant reçoit deux ou trois petites perles enfilées sur un fil qui restera noué autour de son poignet pendant une semaine. Plus tard lui sera offert un rang de perles qu'il portera autour de la taille et qui s'enrichira au fil des ans.

Lors des rites de passage des filles à l'âge adulte, appelées cérémonies nubielles, les perles tiennent une place prépondérante. Lors de cette cérémonie appelée dipo , les jeunes filles exhibent leur talents de danseuses devant leur prétendant éventuel. Elles portent autour du cou, des jambes et des hanches des colliers perles de grande valeur, souvent transmises dans la famille depuis des générations. Certaines jeunes filles peuvent ainsi porter plus de 10 kilos de perles !
L’initiation Dipo est l’une des cérémonies les plus grandioses d’Afrique de l’Ouest. C’est alors qu’à la perle est conféré le pouvoir magique de faire éclore la jeune fille en une femme. Dipo représente ce moment où les jeunes filles Krobo sont initiées au rôle de la femme dans leur culture. Au travers de rites guidés par les anciennes et supervisés par les féticheurs, les jeunes filles sont tout d’abord initiées aux devoirs essentiels de mère et d’épouse avant d’être purifiées et entièrement revêtues de perles.
Un grand marché aux perles à lieu tous les jeudi à Koforidua (eastern region, Ghana). 

A Ezile Bay, un grand rideau fait de perles, bois, bambous ,différentes graines et coquillages a été réalisé.

De la créativité des objets liés aux funérailles
La vie de chaque ghanéen est ponctuée par des rites auxquels il ne peut se soustraire, ceux qui sont dus aux défunts. Les funérailles sont l'occasion pour les membres du groupe de se retrouver et de saisir cette occasion pour conforter leurs liens.

Autrefois au sein du groupe akan, il était d'usage de fabriquer des effigies placées dans des lieux de cultes rendus aux morts. En effet, lors d'un long séjour sur la Côte de l'Or, Pieter de Marees a observé, en 1601, des funérailles royales. Il rapporte que les personnages importants étaient représentés en argile modelée et peinte. Ces effigies étaient disposées autour de la sépulture. Par ailleurs, des vases en terre cuite contenaient des nourritures destinées au souverain lors de son voyage du souverain dans l'autre monde.

Une nouvelle pratique : les cercueils Ga
Une histoire qui a commencé comme un hommage à un oncle et qui s'est transformée en grande entreprise pour certains fabricants de cercueils à Teshie / Nungua, une banlieue d'Accra. Ce sont des cercueils, mais ils peuvent être considérés comme des sculptures, qui sont construits en forme de voitures (en général, Mercedes), d'avions, d' animaux, etc.

 Au Ghana, les cercueils ont leur artiste Ou

L'émergence de nouvelles formes d'expressions artistiques
Les pratiques religieuses et artistiques ancestrales se sont progressivement modifiées à la suite des transformations des structures politiques, bouleversements vécus par le Ghana dans les années 1960, période d'accès à l'indépendance. Cette période marque l'émergence de nouvelles formes d'expressions artistiques. Celles-ci révèlent non pas tant une rupture avec le passé que l'impulsion donnée par de nouveaux modes de relations avec l'environnement urbain. Des créations originales, tels les cercueils aux formes surprenantes, ont vu le jour depuis quelques décennies.
Au Ghana, l'ethnie des Ga dévoile ses rites mortuaires, et plus particulièrement cette tradition récente de construire un cercueil "sur mesure" pour chaque membre de l'ethnie (tout du moins ceux qui en ont les moyens car le coût en est élevé qui décède. 
L'inventivité des artisans se mêle à la gravité du choix qui s'impose à la famille : quel cercueil ressemblera le plus au défunt ?

Voyage à la découverte d'une des plus étonnantes pratiques d'Afrique
Les cercueils de la société Ga représentent le métier du défunt, ses intérêts, son statut social ou ce qu'il représentait pour ses proches. Dans la banlieue d'Accra, des menuisiers se sont spécialisés dans cet art funéraire très expressif. Ainsi, une vendeuse de fruits et légumes partira dans une tomate ou un oignon, un joueur de football dans une chaussure à crampons, un pêcheur dans un poisson mais aussi une mère poule dans une poule, un buveur dans une bouteille de bière ou encore dans un frigidaire ! Dernier acte social pour le défunt, les funérailles se doivent d'être majestueuses (et cela se vérifie dans tout le Ghana), afin d'établir définitivement le prestige du mort. Œuvres symboliques, elles accompagnent le nouvel entrant dans l'au-delà, en l'aidant à continuer son travail.

L'extrême attention qu’accordent les Ga à leurs rituels d’enterrement est une conséquence de leur conception de l’au-delà. Selon ces croyances, la vie se poursuit après la mort comme sur la terre et le défunt, qui accède au rang d’ancêtre, y conserve aussi bien son statut social que son métier. La mort n’est pas considérée comme une fin définitive, les Ga croient en une réincarnation qui s’effectue au sein de la famille, en sautant à chaque fois une génération. Mais les défunts ne sont pas tous promus à la dignité d’ancêtres, seuls le deviennent ceux qui ont réussi professionnellement, qui ont engendré beaucoup d’enfants et qui sont morts très vieux, de mort naturelle. Aux défunts qui réunissent toutes ces conditions, on rend hommage dès leur enterrement par une grande fête. C’est une étape importante, pour préparer la communauté des ancêtres à respecter le nouveau venu et à l’admettre en son sein.

Seth Kane Kwei (1922-1992) était un charpentier menuisier établi à Teshie, dans les faubourgs d’Accra au Ghana. Il est considéré comme un des inventeurs de cette pratique somme toute, récente, au début des années 1950, des design coffins ou fantasy coffins, en français « cercueils de fantaisie », et en langue Ga (ethnie prédominante de la région d’Accra) Abebuu adekai (« boîtes à proverbes »).

 

Seth Kane Kwei fut le premier artiste à rendre célèbres ses cercueils figuratifs à l'étranger. Si quelques unités avaient été acquises dans les années 70 par des galeristes américains (Vivian Burns en 1973, Ernie Wolfe, tous deux établis à Los Angeles) c’est à partir de 1989 que les cercueils de Kane Kwei ont accédé à une reconnaissance internationale en tant qu’œuvres d’art éphémère, emblématique d'une certaine création contemporaine en Afrique.

Une reconnaissance récente venue de l'étranger
Leurs présentations successives dans les expositions Magiciens de la Terre (Centre National d’Art Contemporain Georges Pompidou et Grande Halle de la Villette, Paris, 1989 ) et Africa Explores (New Museum of Modern Art, New York, États-Unis, 1992 ) ont été des déclencheurs de cette reconnaissance.
L’utilisation de ces cercueils lors des funérailles en pays Ga s’est généralisée dès le début des années 1960, devenant une véritable tradition.
Au décès de Kane Kwei, son fils Sowah prend la relève à la tête de l’atelier puis ce fut le tour de Cedi – cadet de Sowah – après la disparition de ce dernier en 1999. Depuis 2005, Eric Adjetey Anang (né en 1985, fils de Cedi) s’attache à dynamiser la créativité de l’atelier par l’introduction de nouveaux modèles, la création de meubles réalisés dans le même esprit et avec les mêmes techniques que les cercueils. Une dizaine d’ateliers établis à Teshie et dans la région d’Accra produisent des cercueils apparentés.

Ataa Oko Addo est l'un des initiateurs des cercueils décoratifs Ga.
Né dans la ville côtière de La, Ataa Oko Addo est d'abord pêcheur, il est ensuite employé dans les plantations de cacao de la région d'Ashanti.

Vers 1949, il crée à son premier cercueil figuratif en forme de crocodile. En 1951, il ouvre son premier atelier. Vers 1970, il a de nombreux contacts avec Kane Kwei, un autre pionnier de l'art des cercueils fantaisie au Ghana. Depuis 2006, il se consacre plutôt à dessiner, les sujets sont ses anciens cercueils figuratifs, ses rèves, des rites religieux ou des monstres bizarres.

Paa Joe est né en 1945 dans les collines au nord-est d'Accra.

Il effectue son apprentissage avec Kane Kwei à Teshie. En 1976, il ouvre son propre atelier à Nungua. En 1989, il a été invité avec Kane Kwei à participer à l'exposition "Magiciens de la terre" à Paris. Depuis lors, ses cercueils sont montrés partout dans le monde.En 2005, ils ont été exposés dans la galerie Jack Shainman à New York, et en 2006 Paa Joe a participé à l'exposition «Six Feet Under" au musée d’art de Berne. En 2007, il a ouvert un nouvel atelier à Pobiman près d'Accra.

   

 

Les dessins de son maître, Ataa Oko Addo, forment une typologie colorée des motifs de cercueil, créant ainsi un thésaurus qui évoque le lexique de Frédéric Bruly Bouabré. Il présente aussi d'autres cercueils en forme de bateau, de Mercedes ou de sandale de chef de clan.

En 2006/2007 pour l'exposition Six Feet Under, Autopsie de notre relation aux morts, au Kunstmuseum de Berne, Paa Joe a conçu sept cercueils pour l'exposition : pour les membres de son clan, un cercueil ayant la forme d'un oiseau mythique, le Sankofa, qui, tournant sa tête vers l'arrière, se nourrit du passé pour mieux aller de l'avant.

   

Paa Joe est un artiste qui trouve toujours une solution, même aux requêtes les plus ambitieuses. Ainsi lui a-t-on demandé, pour une exposition chez Jack Shainman à New York, de reproduire sous forme de cercueils tous les comptoirs fortifiés historiques bâtis le long de la côte ghanéenne. Paa Joe a travaillé à cette occasion sans aucun plan, il a fabriqué chaque pièce uniquement à l’aide de photos et en s’appuyant sur ses propres observations. Avec ses apprentis, il a réalisé une série de cercueils figurant toutes ces vieilles places fortes bâties par les Européens pour le commerce des esclaves

 Kudjoe Affutu est un artiste indépendant spécialisé dans la création de cercueils artistiques. Depuis 2007, il dirige dans sa ville natale son propre atelier, où il réalise des cercueils figuratifs et des sculptures pour des enterrements ghanéens, ainsi que pour des musées d’art et des collectionneurs privés.

En Europe, l’artiste est connu grâce à sa participation à de nombreux projets d’expositions, le plus souvent à la demande et en collaboration avec d'autres artistes. Lauréat du Prix Marcel-Duchamp, Saâdane Afif décide d'intégrer un cercueil Ga pour son exposition personnelle au Centre Georges Pompidou. Il décide de partir au Ghana pour faire réaliser un cercueil et rencontre Kudjoe Affutu. Ajoutant à son projet un degré supplémentaire de sens, il mentionne aussi le rôle majeur de la sculpture africaine pour notre tradition moderne.


Eric Adjetey Anang est le petit-fils de Kane Kwei. Avant la fin de sa scolarité, il mène un projet éducatif introduisant les cercueils figuratifs dans le musée Gidan Makamae Kano au Nigeria avec le concours de l'Alliance française de cette ville. En 2005, après avoir terminé ses études secondaires, il reprend en main l'atelier de son grand-père Kane Kwei (1922-1992). En l'espace de quelques années, il devient l'un des artistes créateurs de cercueils fantaisie les plus connus du Ghana. 

  Eric Adjetey Anang

 En 2009, Eric Adjetey Anang et ses œuvres sont les vedettes du clip promotionnel pour une boisson énergétique. La même année, il participe au projet Boulevard Amandla à Anvers, Belgique, et organise une résidence pour l'artiste enseignant Michael Desforest, dans le cadre d'une collaboration avec l'Oregon College of Art de Portland (États-Unis). En janvier 2010, Eric Adjetey Anang participe au projet artistique Please do not move! à Teshie mené par le photographe français Guy Hersant. A la fin de la même année, il représente les designers du Ghana au Festival mondial des Arts nègres à Dakar . Il est également impliqué dans un travail de recherche anthropologique sur le peuple Ga avec Roberta Bonetti et le département d'Histoire de l'anthropologie de l'Université de Bologne en Italie.

Son travail est présent dans des collections publiques et privées en Europe, aux États-Unis et au Canada. Eric Adjetey Anang est membre de la Foundation for Contemporary Art (Ghana) depuis 2007.

 

La communication visuelle s'épanouit à travers maints supports, les enseignes de coiffeurs, les panneaux publicitaires qui fleurissent le long des routes… Les sujets représentés sont des mélanges de référents locaux et d'images occidentales. Les artistes, dont la plupart appartiennent à un corps de métier reconnu, travaillent dans un secteur informel, ce qui ne signifie nullement que cet art dit "populaire", soit toujours anonyme.

   

 

Quelques artistes affirment leur originalité. Ainsi, Almighty God photos, dont l'atelier boutique, installé sur l'une des grandes artères de Kumasi, recèle un nombre considérable de peintures, jouit d'une renommée incontestable. Almighty God s'exerce à tous les styles : du portait fidèle à l'hyperréalisme aigu, en passant par un art où les symboles foisonnent.

 

Sans couper le lien avec leur culture d'origine, beaucoup d'artistes créent en dehors du Ghana. Ainsi, Owusu-Ankomah inscrit sa démarche dans une thématique corporelle. Les figures humaines, corps denses ou grandes silhouettes, partagent l'espace pictural avec des signes et symboles adinkra ou interprétations libres de ces mêmes motifs.
L'activité de création dans le domaine des arts plastiques et particulièrement dynamique au Ghana.
Connaissez vous :

 Rikki Wimmega Kwawu ?
Francis Nii Obodai Provencal ou Joe Big Big ?
Nana Kofi Acquah ?
Eric Don Arthur ?
Wiz Kudowor ?

Un des plus (re)connu sur la scène internationale est El Anatsui  
El Anatsui est un artiste majeur de l'art contemporain actuel.Son travail s'appuie sur le large éventail des cultures africaines. Il est particulièrement préoccupé par l'érosion des traditions et leur transmission. Son travail est lié à des évènements et les questions de notre société. Il aime à transposer les traditions africaines dans le monde moderne, en appliquant des méthodes artisanales sur des matériaux de sculpture ordinaires ou sur des objets recyclés.
A partir de 2002, El Anatsui commence à travailler avec des capsules de bouteilles d’alcool, qu'après avoir aplatit il, redresse et assemble avec du fil de cuivre, pour former des feuilles métalliques à motifs.
Ses premières sculptures de ce genre s’inspirent des célèbres kente du Ghana, en particulier les couleurs des tissage traditionnels. Les capsules de bouteille font référence au passé colonial de l’Afrique : l’alcool était l’une des premières marchandises apportées par les marchands européens en échange de produits en Afrique. Ses oeuvres interrogent les nouveaux flux mondiaux du commerce, avec comme trame les économies fondées sur l’exploitation des ressources naturelles et humaines. La destruction, la transoformation et la reconstruction des matériaux sont comme des métaphores des changements imposés au continent africain sous la colonisation et depuis les indépendances.
El Anatsui apprécie ces travaux pour leur souplesse, tant dans le processus de construction (des éléments peuvent être retirés, remplacés, ou déplacés) que dans la présentation, qui change en fonction du contexte. Ces larges draps, une fois composés, transforment un matériau simple, et d’ordinaire laissé de côté, en une forme monumentale, tout en étant d'une grande plasticité.El Anatsui a utilisé de nombreux matériaux différents au fil des ans, y compris le bois, le métal, l'argile et des matériaux plus récemment réutilisés. "New world map" 'en est un excellent exemple.


Cette magistrale oeuvre, à la fois par ses dimensions (300x500cm), les matériaux utilisés, a été fabriquée à partir de capsules de bouteilles aplaties tissés ensemble dans une tapisserie chatoyante. Elle vient aussi d'atteindre des records de prix de vente.
C’est donc à un travail écologique et éducatif et titanesque que se livre El Anatsui.

 

Et maintenant, des jeunes artistes que nous apprécions :

 

Joseph Kola

 

Nana Afari Darko

 

Adwoa Amoah

 

 

Larry A.Otoo

 

Ato Annan

 

Serge Nii Attukwei Clottey

 

Je vous conseille d'aller faire un tour sur leur galerie où vous pourrez découvrir une vingtaine d'artistes de différents courants et disciplines (peinture, sculpture, photo, poésie ...) avec un mot d'ordre (et désordre) commun : le talent.

Comme vous venez d'en avoir un aperçu, du côté des arts au Ghana, tout va bien !

 

Aluoku Adee Frimpong

 


Rikki Wimega Kwawu

 

Le moins que je puisse écrire, observer et voir (et dire aussi), c'est que l'art contemporain au Ghana et en Afrique, est d'une très belle vitalité et créativité. D'ailleurs le terme art contemporain n'est pas le plus judicieux tant il s'exprime de façon plurielle, les arts contemporains. Vous en trouverez quelques exemples dans la galerie que je suis en train de constituer sur le réseau social image pinterest. Ou encore sur ce diaporama des arts contemporains d'Afrique.